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20 mars 2024

3 actions de Memisa pour favoriser l’accès à l’eau en RD Congo

L’eau potable est indispensable pour préserver la santé de tous, surtout celle des enfants. Pourtant, dans la plupart des établissements de santé en RD du Congo, l’accès à l’eau n’est pas facile, ni pour les patients, ni pour le personnel médical. Memisa met en œuvre 3 types de projets pour améliorer la disponibilité en eau dans les centres de santé.

Au Sud-Kivu, une femme remplit son bidon d'eau à une source

L’eau potable n’est pas toujours disponible au centre de santé

 

L’eau est essentielle lorsque l’on parle de santé : pour permettre aux malades de s’hydrater et de se rétablir, pour laver les pansements, les draps, pour nettoyer le sol de la maternité ou de la salle d’opération.

Pourtant, au niveau mondial, plus d’1 établissement de santé sur 10 en milieu rural ne dispose pas de service d’eau. C’est notamment le cas en RD du Congo, où la plupart des centres de santé ne sont pas reliés à un réseau d’eau potable.

C’est un réel danger pour les malades. Comment peuvent-ils récupérer et combattre la maladie sans pouvoir s’hydrater correctement ? Pour les enfants, le risque est encore plus grand : en buvant de l’eau de mauvaise qualité, ils risquent de contracter des maladies diarrhéiques et de souffrir de malnutrition.

Memisa a toujours eu à cœur d’améliorer l’accès à l’eau dans les structures de santé où nous intervenons. Car accéder à l’eau potable est vital, encore plus quand on est souffrant. Découvrez les 3 manières dont Memisa contribue à cet objectif.

1. Réalisation de forages de puits d’eau

 

Dans les hôpitaux, le besoin en eau est très important tout au long de l’année. Pour garantir un accès à une eau de qualité 365 jours par an, Memisa réalise des forages sur les parcelles des hôpitaux. Mais creuser n’est pas suffisant ! Il faut également :

  • construire ou rénover un château d’eau
  • prévoir une pompe électrique (solaire) et installer des panneaux solaires
  • installer le réseau d’adduction
  • prévoir des robinets, des bornes-fontaines, etc.
  • réaliser une étude de potabilité de l’eau
  • constituer une équipe au sein de l’hôpital pour la maintenance des installations

Château d'eau à l'hôpital de Pawa (Haut-Uele, RDC) Panneaux solaires pour faire fonctionner la pompe, hôpital de Pawa

Château d’eau et panneaux solaires à l’hôpital de Pawa

A Pawa par exemple, dans la province du Haut-Uele, il a fallu creuser très profondément pour trouver de l’eau. Un château d’eau a été construit ainsi qu’un système d’adduction complet. Désormais, les chirurgiens peuvent se laver les mains et nettoyer la salle d’opération en ouvrant simplement un robinet.

2. Réhabilitation de sources d’eau aux abords des centres médicaux 

 

Memisa travaille avec ses partenaires locaux pour réhabiliter les sources d’eau potable à proximité des lieux de soin. Dans la zone de Miti Murhesa, dans le Sud-Kivu, Memisa et son partenaire Action d’Espoir ont réaménagé 4 sources d’eau en 2023, dans les villages de Mashengo, Karhandiko, Bidorho et Kabirehmbo. Avant l’intervention de Memisa, il y avait déjà de l’eau dans ces communautés. Mais une eau sale et non potable. Le bétail s’abreuvait directement à la source et les enfants venaient y jouer.

En modernisant les sources d’eau, Memisa et Action d’Espoir permettent aux malades, au personnel de santé mais également à la population vivant aux alentours de s’approvisionner en eau salubre toute l’année. 1 000 familles peuvent désormais consommer de l’eau en toute sécurité, ce qui constitue une avancée majeure pour la santé de ces populations.

3. La récupération de l’eau de pluie

 

Même si elle n’est pas immédiatement potable, l’eau de pluie reste tout de même appréciée au centre de santé. Elle permet de laver le sol, les draps, les vêtements. Bouillie et filtrée, elle peut également être utilisée pour cuisiner des aliments. Memisa équipe des centres de santé en gouttières et citernes pour récolter l’eau tombée du ciel pendant la saison des pluies.

 

Récupération de l'eau de pluie au Centre de santé d'Ibambi

Centre de santé d’Ibambi, Province du Haut-Uele

A défaut d’eau consommable, les citernes permettent de disposer sur place de certaines quantités d’eau, sans devoir parcourir plusieurs kilomètres jusqu’à la source la plus proche.

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11 mars 2024

Au Bénin, quand soins de qualité riment avec patients satisfaits

Le niveau de satisfaction des patient.e.s est un indicateur important pour évaluer la qualité des soins dans les structures de santé. Au Bénin, la Plateforme Nationale des Utilisateurs des Services de Santé (PNUSS) réalise des enquêtes de satisfaction auprès des usagers et facilite le dépôt de plaintes par les patients.

Avoir des patients satisfaits, c’est une manière de s’assurer que les soins apportés dans l’établissement sont de qualité. La satisfaction du patient est ainsi indissociable de la qualité des soins.

Une patiente assise est assistée par une prestataire de soins

Un impact sur le comportement du futur patient

L’expérience positive ou négative vécue par un usager influence son comportement en tant que patient. Un patient satisfait à la suite de sa prise en charge serait ainsi plus enclin à suivre son traitement à la lettre. Il serait également plus susceptible de se présenter à ses visites de contrôle, par exemple (1).

La renommée d’un établissement de santé dépend aussi des patients satisfaits

Les patients contribuent également à la réputation de l’hôpital ou du centre de santé. Des patients heureux, c’est la garantie d’une image positive pour l’établissement. Et donc, d’un meilleur taux de fréquentation !

Des enquêtes de satisfaction réalisées auprès de 1500 patients au Bénin

Au Bénin, Memisa soutient l’action de la Plateforme Nationale des Utilisateurs des Services de Santé (PNUSS). La PNUSS réalise des enquêtes de satisfaction auprès des usagers des services de santé.

Un main tenant un bic. Le prestataire de soins prend note dans un carnet.

Une enquête a ainsi été réalisée dans 14 hôpitaux de zone et 62 centres de santé. Au total, 1562 patient.e.s ont été interrogé.e.s. Les enquêteurs ont recueilli leurs avis sur les services et les soins dont ils ont bénéficié. Ils ont également pris note de leurs propositions d’amélioration. Une mine d’informations inestimables pour améliorer de la qualité de soins !

Les résultats de l’enquête ont été partagés avec les équipes médicales concernées. La PNUSS a également partagé des recommandations à l’encontre de chaque infrastructure sanitaire.

L’accueil, le temps d’attente et l’hygiène comme motifs d’insatisfaction

A la suite de cette enquête, plusieurs thèmes d’insatisfaction ont été relevés. De manière générale, le mauvais accueil réservé au patient est la première source de mécontentement. Les paroles déplacées et les gestes brusques sont encore trop souvent communs, surtout dans les services de maternité.

« Lors de l’accouchement, certaines sage-femmes giflent les patientes, quand elles ont du mal à écarter les jambes ».  Anonyme

Une femme ayant fréquenté un centre de santé déclare :

« Après l’accouchement, c’est nous les patientes qui prenons le balai pour nettoyer les lieux. Si on refuse de le faire, on doit payer plus cher notre séjour. » Anonyme

La lenteur de la prise en charge est également pointée du doigt par plusieurs d’usagers.

Mais les patients partagent aussi leur satisfaction vis-à-vis de la prise en charge reçue !

« Pour mon accouchement, la sage-femme a été très correcte et gentille avec moi. On échangeait comme des sœurs. » Anonyme

La possibilité de déposer plainte à l’hôpital

A l'hôpital de Boko (Bénin), les patients peuvent se rendre à la cabine de la PNUSS pour faire part de leur plainte

Cabine d’écoute de la PNUSS à l’hôpital de Boko

La PNUSS souhaite également faciliter les démarches des patients qui souhaitent faire part de leur mécontentement. Elle a ainsi permis la création de cabines d’écoute dans 4 hôpitaux béninois. Ces cabines se trouvent dans la cour des hôpitaux. Leurs portes sont ouvertes à tous les patients. Des membres de la PNUSS y sont disponibles pour enregistrer votre plainte.

*

De plus en plus, les établissements de soins prêtent attention à la satisfaction de leurs patient.e.s. Au Bénin, la PNUSS mène divers projets pour que le ressenti des patients soit davantage pris en compte par les professionnels de la santé et les équipes administratives.

 


(1)  https://www.cairn.info/revue-l-expansion-management-review-2014-3-page-51.htm#:~:text=Les%20points%20forts,et%20influe%20sur%20la%20fid%C3%A9lisation.

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10 mars 2024

3 raisons de vous inscrire aux séances photo de Memisa

Les shootings photo de Memisa, c’est reparti ! Découvrez 3 raisons pour lesquelles vous devriez vous y inscrire de toute urgence. 

1. Vous êtes solidaire avec les mamans d’Afrique

Dans le monde, 800 femmes meurent chaque jour des conséquences de leur grossesse ou de leur accouchement (OMS, 2023). 95 % de ces femmes vivent dans des pays revenus faibles ou intermédiaires. Cependant, les complications peuvent souvent être évitées grâce à une assistance médicale professionnelle. Votre inscription à une séance photo Memisa, permettra de soutenir de nombreuses femmes dans plusieurs pays d’Afrique.

prenatale consultatie

2. Vous soutenez les projets de Memisa

 Les fonds récoltés via les séances photo solidaires permettent à Memisa et à ses partenaires de rendre les soins de santé accessibles aux futures mamans au Bénin, au Burundi, en Guinée, en Mauritanie et en RD du Congo.

Il s’agit concrètement de :

  • Fournir des médicaments
  • Equiper les centres de santé et les hôpitaux en matériel médical (table d’accouchement, échographe, etc
  • Soutenir la formation des infirmiers, infirmières et sages-femmes

3. Vous partagez un moment privilégié avec votre maman et/ou vos enfants

En plus de de soutenir de nombreuses femmes dans plusieurs pays d’Afrique, chaque séance photo  est synonyme d’émotions, de sourires et de complicité. Vous y passerez un moment inoubliable en famille et vous repartirez avec une photo professionnelle gratuite.

 

Pas encore convaincu ? Découvrez l’ambiance familiale des séances photo Memisa grâce à notre making of.

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8 mars 2024

Les fistules : une tragédie silencieuse pour des milliers de femmes

En RD du Congo, la fistule obstétricale toucherait près de 2 femmes sur 1000. Les femmes accouchent souvent à la maison et sans assistance médicale professionnelle. Les accouchements peuvent durer des heures, voire des jours. Plus l’accouchement est long, plus le risque de fistule est élevé. Les fistules sont dangereuses pour la naissance du bébé et pour la vie future de la patiente. 

Qu’est-ce que la fistule obstétricale ?

Une fistule se produit lorsque la tête du bébé exerce une pression de longue durée sur les parois du canal pelvi-génital. Les tissus sont alors privés de sang pendant un long moment et sont endommagés, ce qui crée une ouverture entre le vagin et la vessie ou entre le vagin et le rectum (ou les deux). Il en résulte une incontinence permanente (émission de selles ou d’urines).  90 % des grossesses impliquant une fistule se terminent par le décès du nouveau-né.

La fistule obstétricale, responsable de l’exclusion sociale des femmes

Plus de 2 millions de femmes et de filles en Asie et en Afrique subsaharienne vivent avec une fistule non traitée. Chaque année, environ 50 000 à 100 000 nouveaux cas s’ajoutent (OMS, 2018). Ces chiffres ne reflètent qu’une partie de la réalité. En effet, la plupart des femmes n’osent pas exprimer leurs symptômes. Beaucoup subissent une fuite urinaire constante, ce qui cause des odeurs désagréables. Le problème de la fistule dépasse le cadre médical. Les femmes qui souffrent de fistule sont souvent rejetées par leur époux, leur famille et leur communauté. Isolées et marginalisées, elles ont peu accès aux informations sur le traitement dont elles pourraient pourtant bénéficier.

Et puis, n’oublions pas que ce handicap s’ajoute au traumatisme intense que les femmes ont déjà vécu : la perte d’un bébé à la suite d’un accouchement difficile.

La pauvreté comme cause indirecte des fistules

En Belgique, les fistules obstétricales sont rares. « En trente ans de travail, je n’ai rencontré le problème que deux fois et il a été immédiatement traité chirurgicalement », explique Sabine Van de Vyver, sage-femme en chef à l’hôpital AZ Sint-Vincentius de Deinze et bénévole de l’initiative Hôpital pour Hôpital.

Les fistules sont un signe qu’un système de soins de santé ne fonctionne pas correctement. En effet, une femme qui est correctement suivie lors de son accouchement ne développera pas de fistule.

Souvent, la fistule touche les femmes les plus vulnérables de la société qui ne bénéficient pas d’un suivi correct de leur grossesse. Il s’agit de futures mères qui ne peuvent pas se rendre à l’hôpital ou au centre de santé (à temps), des femmes déjà affaiblies par la malnutrition, ou de jeunes filles dont le corps n’a pas encore atteint sa pleine maturité.

La prévention est la clé

Il est possible de prévenir et d’empêcher l’apparition d’une fistule, grâce :

  • Au suivi régulier de la patiente tout au long de sa grossesse, dans le cadre des consultations prénatales
  • À la détection de certains signes avant-coureurs durant l’accouchement et à la réalisation de certains gestes techniques
  • A la référence rapide des patientes vers l’hôpital, en cas de nécessitéµ

Former les sage-femmes pour prévenir les cas de fistule

Aussi, les sage-femmes qui accompagnent les femmes enceintes dans les zones rurales jouent un rôle déterminant dans la lutte contre les fistules. Ce sont elles qui peuvent déterminer si une femme est à risque. Elles prennent également la décision de référer la parturiente vers l’hôpital, dans le cas où une femme doit bénéficier d’une césarienne d’urgence. C’est pourquoi, Memisa organise la formation des sage-femmes à la prévention des fistules.

Dr Dolores Nembuzu est gynécologue et directrice de la « Clinique de la fistule », à l’hôpital Saint-Joseph de Kinshasa. Elle s’est rendue en Ituri pour assurer la formation des sage-femmes de Bunia. Elle insiste sur le suivi à long-terme des patientes et sur l’appui que les sage-femmes peuvent apporter. « Après la chirurgie, il est important de continuer d’assister ces femmes. Elles souffrent d’un traumatisme profond et méritent un appui psychologique et social pour permettre leur réinsertion sociale. »

Dr Dolores Nembuzu, gynécologue spécialiste de la fistule à Kinshasa

Le renforcement du système de santé pour lutter contre les fistules

Pour prévenir l’apparition de fistules, Memisa appuie le système de soins dans sa globalité. Nous réhabilitons des salles de maternité et construisons de nouveaux centres de santé pour permettre aux femmes d’accoucher avec l’assistance de professionnels de la santé.

Avec nos partenaires locaux, nous organisons également des campagnes de sensibilisation pour encourager les femmes enceintes à se rendre aux consultations prénatales.

Memisa appuie également les systèmes de moto-ambulances pour permettre aux femmes enceintes d’être envoyées à temps l’hôpital en cas d’urgence.

Ituri : « La violence sexuelle peut aussi conduire à des fistules »

« En Ituri, dans l’est du Congo, la fistule est un problème de santé majeur », déclare Sœur Jean Cécicle Nyamungu Atimnedi, médecin et coordinatrice médicale de notre partenaire le BDOM. « L’insécurité dans la région signifie que les femmes enceintes ne peuvent pas se rendre dans les centres de santé, elles accouchent à domicile sans assistance, ce qui augmente le risque d’une fistule grave. Les femmes qui sont violées pendant cette guerre peuvent aussi avoir une fistule par la suite et avoir des fuites urinaires constantes. En mars, mois consacré aux femmes, prenons un moment pour nous souvenir de toutes les femmes qui ont perdu leur dignité à cause d’une fistule, quelle qu’en soit l’origine. »

 

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4 mars 2024

Memisa construit un nouveau centre de santé à Pay, en RD Congo

Le centre de santé de Pay Kongila (province du Kwilu) a ouvert ses portes ! Il a été construit par Memisa et ses partenaires locaux. Chaque mois, près de 700 patients viennent désormais s’y faire soigner.

Centre de santé Pay Kongila Congo Memisa

Un centre de santé construit grâce à la générosité de nos sympathisants

En mai 2023, Memisa a organisé son shooting solidaire annuel. Les montants générés par l’inscription des participants et la vente des photos ont été totalement reversés pour la construction du nouveau centre de santé de Pay Kongila.

En novembre 2023, Memisa a mis sur pied sa première exposition solidaire. La vente des œuvres d’art a également contribué à la construction du centre médical et à son équipement.

Au total, nous avons récolté près de 50.000 € pour ce projet.

 

« Ici, à Pay, nous avions des difficultés pour accueillir les malades et les femmes enceintes à cause du manque d’infrastructures. Depuis que nous avons un grand bâtiment, la population et l’équipe des infirmiers est très heureuse. »

Marie, infirmière au centre de Pay

Pay est une région rurale où les centres de santé sont difficilement accessibles

Pay Kongila est une grande région rurale de la RD Congo. Elle compte 184.000 habitants. Pourtant, il n’y a qu’un seul centre de santé à Pay ainsi qu’un unique hôpital.

Pour beaucoup de patient.e.s, se rendre au centre de santé est un défi à part entière. Même si le centre médical est situé à moins de 5km de la maison, les routes en très mauvais état, voire impraticables rendent le trajet extrêmement long et compliqué.

Atteindre le centre de santé : un véritable défi pour les femmes enceintes et leur bébé

Les femmes enceintes qui souhaitent accoucher au centre de santé marchent pendant des heures jusqu’au bâtiment.

Route RDC Pay Kongila voiture et personnes

Elles prennent le risque de ne pas arriver au centre à temps et d’accoucher au bord de la route. Beaucoup préfèrent malheureusement accoucher chez elle, sans l’accompagnement d’un professionnel de la santé. Cela peut s’avérer très dangereux pour leur santé et celle de leur bébé.

Il était urgent de construire un nouveau centre de santé

Pour rendre les soins de santé plus accessibles, il est indispensable que les centres médicaux soient situés à distance raisonnable de tous les villages de la région. C’est pourquoi l’ONG belge Memisa et ses partenaires ont souhaité construire un nouveau centre médical, au plus près de la population. Un centre en briques, plus spacieux, avec électricité solaire et disponibilité en eau potable.

Découvrez les photos du nouveau centre santé ci-dessous :

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29 février 2024

Accoucher en toute sécurité

Au quotidien, Memisa et ses partenaires s’engagent pour promouvoir des soins de santé de qualité pour les personnes les plus vulnérables. Une attention particulière est portée aux femmes enceintes afin qu’elles puissent accoucher en toute sécurité.

En RD du Congo, comme dans plusieurs pays où Memisa est active, le taux de mortalité maternelle reste très élevé avec 378 décès pour 100000 naissances (OMS, 2019). Ces décès sont la plupart du temps liés à des complications qu’il est possible d’éviter. Memisa lutte contre la mortalité maternelle et infantile, aux différents stades de la grossesse et après l’accouchement.

1. Pendant la grossesse

 

La prévention est primordiale

Il est important que les grossesses soient suivies par du personnel médical qualifié. Les futures mamans doivent être sensibilisées à l’existence et à l’importance des consultations prénatales. Elles y reçoivent un vaccin contre le tétanos, un traitement contre le paludisme et des médicaments pour prévenir l’anémie.

Il leur est conseillé de dormir sous une moustiquaire et elles reçoivent des conseils sur une alimentation saine. Diverses questions pratiques y sont abordées, telles que le centre de santé ou l’hôpital dans lequel l’accouchement aura lieu et sa distance par rapport au domicile, afin de prévoir les transports adaptés.

Les soins doivent être financièrement accessibles

De nombreuses familles vivent en situation de pauvreté et n’osent pas se rendre à l’hôpital par peur de ne pas pouvoir payer la facture. L’assurance maladie, sous toutes ses formes, offre une solution : mutuelles des césariennes, fonds de solidarité, paiements forfaitaires…

Consortium Memisa Burundi

À Katako Kombe (RD du Congo), par exemple, chaque femme enceinte verse une petite contribution au « fonds césariennes ». Si une femme enceinte présentant des complications doit subir une césarienne, l’opération est payée avec l’argent du fonds. Memisa soutient ces différentes initiatives.

Des transports d’urgence et des moyens de communication doivent être disponibles.

Dans les zones rurales en RD du Congo, les routes sont souvent impraticables et les centres de santé peuvent être très éloignés des hôpitaux. Il faut des transports d’urgence adaptés au contexte: moto-ambulance, bateau, ambulance, etc. pour transporter les patientes à destination. Pour que les centres de santé puissent prévenir les hôpitaux des arrivées, des radios et autres moyens de communication sont nécessaires. Dans les zones où le réseau le permet, les smartphones peuvent être utilisés.

2. Pour assurer le bon déroulement de l’accouchement

 

Les infrastructures de santé doivent être en bon état, propres et accueillantes

Dans le cas contraire, de nombreuses femmes préfèrent accoucher chez elles, sans assistance médicale. En cas de complications : l’issue peut être fatale. C’est pourquoi Memisa soutient la construction et la rénovation de centres de santé et de maternités.

Il est également important d’avoir du matériel adéquat à disposition, tels que des matelas, lits, thermomètres, glucomètres, tensiomètres, tables d’accouchement, autoclaves ainsi que des échographes. Sans ce matériel, les femmes enceintes ne peuvent pas recevoir des soins optimaux.

Memisa essaie d’acheter le matériel localement, sur base des demandes du personnel médical, afin qu’il soit adapté au contexte local. En ce qui concerne le matériel biomédical plus sophistiqué, il peut être acheté en Belgique pour garantir sa qualité et sa durabilité.

Le personnel médical doit être qualifié.

Les professionnels qui sont présents dans les centres de santé doivent pouvoir effectuer les bons diagnostics et détecter les complications suffisamment tôt pour référer les patient.e.s à l’hôpital le plus proche. Memisa soutient, de manière permanente, la formation des infirmiers/infirmières et des sages-femmes.

3. Après l’accouchement

 

Dans les semaines qui suivent l’accouchement, il est important que les mamans et les nouveau-nés soient accompagnés de manière adéquate.
Des conseils concernant les soins à prodiguer aux nouveau-nés, l’allaitement, les soins de plaies éventuelles… Autant de sujets dont il est important de discuter dans les jours et semaines qui suivent la naissance pour assurer une bonne santé des mamans et des enfants.

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29 février 2024

4 manières de contribuer à la lutte contre la mortalité maternelle, sans faire un don

Memisa lutte pour que chacun ait un meilleur accès aux soins de santé. En particulier, les femmes enceintes et les enfants. Nous comptons sur la générosité de nos donateurs pour nous aider à mener des projets en Afrique et en Inde. Mais saviez-vous que vous pouvez contribuer à la mission de Memisa grâce à d’autres actions que le don ?

1. Vous attendez un enfant ? Créez une liste de naissance solidaire pour accueillir bébé

Une liste de naissance permet à vos amis et à votre famille de contribuer, eux aussi, à l’arrivée de bébé. Quand il s’agit d’un deuxième enfant, les parents ont parfois déjà tout ce qu’il faut à la maison pour accueillir leur nouveau-né. Dans ce cas, pourquoi ne pas faire de la naissance de votre enfant une occasion unique pour aider d’autres mamans dans le monde à accoucher dans de bonnes conditions ?

Bébé endormi pagne wax Congo

Bien sûr, rien ne vous empêche de combiner liste classique ET liste solidaire. Ainsi, vos amis pourront à la fois gâter votre bébé et offrir un accouchement digne à une autre femme en RD du Congo.

Pour créer votre liste de naissance, c’est ici que ça se passe : https://together.memisa.be/

2. Pour votre anniversaire, luttez contre la mortalité maternelle

« Que souhaites-tu pour ton anniversaire ? » Cette question, à l’approche de la date fatidique, nous la connaissons toutes et tous. Et quelque fois, nous ne savons pas quoi répondre… Cessez de vous creuser les méninges ! Demandez à vos proches de faire un don à Memisa pour fêter votre anniversaire. Créez une cagnotte d’anniversaire sur notre site et laissez vos amis faire parler leur générosité.

Pour créer votre liste d’anniversaire, rien de plus simple : https://together.memisa.be/

3. Participez à des événements solidaires

Memisa organise régulièrement des événements de solidarité. Exposition ou shooting photo, en participant à ces événements exceptionnels, vous nous aidez à poursuivre nos projets pour améliorer l’accès aux soins de santé de toutes et tous.

Les partenaires de Memisa, comme les hôpitaux du réseau Hôpital pour Hôpital, organisent également des événements de solidarité tout au long de l’année. Concerts, petits-déjeuners, projection de film,… Allez jeter un œil à la liste des hôpitaux partenaires de Memisa : il y en a certainement un près de chez vous !

4. Parlez-en !

Un moyen fort de contribuer à la lutte contre la mortalité maternelle est d’en parler autour de vous. Au travail, en famille, dans votre commune, votre association locale, votre mouvement de jeunesse… Pourquoi ne pas inviter vos amis à suivre Memisa sur les réseaux sociaux, par exemple ?

Un homme parle dans un mégaphone à une foule, RD Congo

Au plus grand sera le public sensibilisé aux questions de santé pour tous et à la problématique de la santé maternelle, au plus fort sera notre poids pour faire changer les choses et influencer les décisions politiques. Car la santé est un droit universel. Nous devons nous mobiliser pour que les gouvernements dans le monde entier puissent garantir l’accès à la santé à tous leurs citoyens.

 

***

Le moyen le plus direct pour aider les ONG dans leur mission reste de faire des dons. Toutefois, d’autres actions sont possibles ! La liste de naissance solidaire, la participation à des événements et la sensibilisation aux questions de développement sont aussi importantes pour permettre à Memisa de continuer à mener ses projets.

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19 février 2024

Solidarité internationale : Rencontre avec Karel Gyselinck

Karel Gyselinck et Memisa, c’est une vieille histoire ! Karel a travaillé pour Memisa en tant que responsable médicale endant plus de dix ans. Aujourd’hui, il reste un de nos fidèles bénévoles, en tant que conseiller médical. Nous avons engagé avec lui une conversation passionnante sur son expérience chez Memisa, la coopération avec les partenaires en Inde et l’évolution du secteur de la coopération au développement.

 

Karel a été responsable médical chez Memisa pendant de nombreuses années

Son master en santé publique de l’Institut tropical d’Anvers en poche, Karl travaille pendant cinq ans dans un hôpital en Zambie avec son épouse. En 1996, il rejoint Memisa. Pendant 12 ans, ce médecin généraliste de formation a travaillé chez Memisa en tant que médecin-chef, où il a vécu une période formidable. « Dès le début, j’ai adhéré pleinement à la vision de Memisa, qui, dans les années 1990, était  une organisation qui était encore en train de prendre forme », explique Karel.

Mais pourquoi un médecin généraliste prend-t-il la décision de rejoindre le siège d’une ONG ? « J’ai trouvé que mon travail de médecin à Memisa était très proche de mon travail de médecin généraliste. On offre une oreille attentive, on oriente les gens, on travaille avec des spécialistes et on s’assoit avec les gens ». La motivation intrinsèque de Karel pour travailler dans le secteur découle de son amour de la collaboration et du multiculturalisme. « Travailler avec des personnes d’autres continents, d’autres cultures, s’enrichir mutuellement de connaissances et d’expériences, je trouve que c’est une approche précieuse dans la vie », déclare Karel.

Le contexte de la coopération au développement change  

Karel Gyselinck a beaucoup d’expérience dans le secteur de la solidarité internationale. En 2024, il entrevoit un certain nombre d’évolutions positives dans la manière dont la coopération internationale est menée. Ce qui caractérise Memisa dans la manière de faire de la coopération internationale tourne autour de trois valeurs fondamentales, selon Karel : le partenariat égalitaire, la connaissance du terrain et la flexibilité.

En Inde, Memisa collabore avec WBHA pour l’empowerment des femmes

Les partenariats équitable sont élément fondamental dans la manière dont Memisa fait de la coopération internationale. Selon Karl, il est important que la demande de coopération émane du partenaire lui-même. « Nous ne devons pas imposer l’aide nous-mêmes, ce qui s’est trop souvent produit par le passé, mais nous devons faire preuve d’humilité », déclare Karel. Alors que la « coopération au développement » était autrefois fortement axée sur le Nord et le Sud, les ONG s’inscrivent aujourd’hui de plus en plus dans un long processus, mené par les partenaires eux-mêmes.

 

« Dans notre façon de travailler ensemble, nous devons faire preuve de plus d’humilité »

Karel Gyselinck

Karel souligne l’importance d’une collaboration constructive, sous forme de dialogue, et du fait que ce n’est pas à nous de fixer l’ordre du jour. « Ce n’est pas à nous de trouver des solutions, elles viennent principalement du terrain. La souveraineté du pays partenaire est toujours le point de départ. Mais en tant qu’acteurs de la coopération internationale, nous pouvons soutenir ce processus. »

Un deuxième aspect important est la flexibilité. Lors de l’élaboration et de la mise en œuvre d’un projet, nous ne devons pas nous en tenir à une seule méthode de travail. Les procédures associées à la mise en œuvre du projet doivent permettre une certaine flexibilité. « Car il est important de pouvoir procéder à des ajustements substantiels lors de la mise en œuvre d’un projet, en fonction de l’évolution du contexte. Si l’on compare l’Inde d’aujourd’hui à celle d’il y a 20 ans, elle n’est plus du tout la même. La manière dont nous élaborons un projet est complètement différente.

La connaissance du terrain est également cruciale dans le cadre de la coopération internationale, « un domaine dans lequel Memisa est très forte », déclare Karel. Les concepts et la théorie ne peuvent être traduits avec succès qu’une fois sur le terrain. « Une fois sur le terrain, on voit vraiment quels sont les besoins réels et on les examine avec les acteurs locaux. Un autre changement positif est celui de la connaissance. « Alors que nous dépendions principalement de l’expertise européenne, la plupart des experts avec lesquels nous travaillons aujourd’hui viennent d’autres continents. Cet échange de connaissances avec les pays du Sud Global est extrêmement intéressant ».

Une collaboration positive en Inde, grâce aux connaissances du terrain

En Inde, Memisa soutient la West Bengal Voluntary Health Association (WBVHA), une organisation qui soutient un réseau d’ONG locales. Soutenue par Memisa, WBVHA se distingue par son impact sur le terrain. Par exemple, WBVHA soutient la mobilisation des communautés pour développer des initiatives locales qui promeuvent le droit et l’accès aux soins de santé.

En tant que bénévole pour Memisa, Karel travaille principalement au suivi du projet en Inde. Il y a plus de 25 ans d’expérience, en coopération avec la WBVHA. Ensemble, Memisa et WBVHA ont mis en réseau plus de 40 ONG locales autour des soins de santé. Les femmes, les adolescents et personnes âgées ont notamment créé des groupes d’entraide pour les urgences médicales, le bien-être mental et l’éduction sexuelle.

Cela permet de renforcer également les relations avec l’état, ce qui est très important, selon Karel : « Parce que pour apporter des changements, il faut non seulement commencer à chercher des solutions au niveau local, mais aussi commencer à influencer la politique avec le gouvernement, créer des réseaux et s’organiser ensemble.

La collaboration avec notre partenaire en Inde est un bon exemple où les trois composantes évoquées plus haut dans cet article entrent en jeu. « Dans ce partenariat, une grande importance est accordée au partenaire. En travaillant ensemble depuis de nombreuses années, nous avons développé une vision et des valeurs communes et nous nous sommes rapprochés l’un de l’autre ».

Karel Gyselink et Biswantah Basu de WHBA : ‘Une belle amitié s’est développée. »

 

Cette belle et longue coopération avec les partenaires indiens a donné naissance à un livre rassemblant des expériences sur les soins de santé en Inde, « Sailing below the waves »

 

Vous aussi vous souhaitez vous impliquer pour l’accès aux soins de santé dans le monde ? Découvrez nos appels à bénévoles et nos offres d’emploi sur : https://memisa.be/fr/jobs/ 
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9 février 2024

Pour une prise en charge de l’épilepsie en Guinée Conakry

L’épilepsie touche plus de 50 millions de personnes dans le monde. Dans beaucoup de pays, comme en Guinée Conakry, cette maladie neurologique est encore associée à la sorcellerie. Les personnes épileptiques sont exposées à l’exclusion et la discrimination. Pourtant, des traitements efficaces existent. Memisa et Fraternité Médicale Guinée agissent pour que l’épilepsie soit reconnue en Guinée et que des traitements soient disponibles. 

Qu’est-ce que l’épilepsie ?

L’épilepsie est une affection chronique du cerveau. Elle se définit par la survenue de crises épileptiques, soudaines et imprévisibles. Ces crises sont dues à une activité électrique anormale dans le cerveau. Elles se concrétisent de manières très différentes d’une personne à l’autre, pouvant se résumer à une suspension de la conscience de quelques secondes, des mouvements involontaires ou une perte de connaissance avec convulsions1. Bien que l’épilepsie ne puisse pas être guérie, elle peut généralement être contrôlée avec un traitement approprié.

L’épilepsie concerne plus de 50 millions de personnes dans le monde. Et près de 80 % des personnes qui souffrent d’épilepsie vivent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. En Guinée-Conakry, Memisa et l’ONG locale Fraternité Médicale Guinée agissent pour que les personnes épileptiques aient accès à des soins appropriés.

 

Une maman et son enfant chez le médecin en Guinée

L’épilepsie fait l’objet de nombreuses croyances, partout dans le monde

Dans de nombreux pays, l’épilepsie, comme les maladies mentales, est encore considérée comme une maladie incurable, un sort jeté par les dieux ou un envoûtement. C’est le cas en Guinée Conakry mais également plus près de chez nous. Ainsi, en 2016, la Fondation française pour la recherche sur l’épilepsie dressait un constat étonnant : 9% des Français interrogés pensaient encore que les causes de cette maladie sont surnaturelles, 26% s’imaginent qu’elle est liée à une bactérie. Pourtant, l’épilepsie est bien une affection neurologique, facilement prise en charge avec des traitements appropriés.

En Guinée Conakry, beaucoup de personnes épileptiques sont exclues de la société

En Guinée, beaucoup de personnes craignent les porteurs d’épilepsie. Par peur de l’envoûtement ou de la contamination, les communautés rejettent les malades. La plupart des personnes épileptiques perdent leur travail, et les enfants ne peuvent plus retourner à l’école.

Formation, sensibilisation et traitement adapté : les 3 piliers de Memisa pour une meilleure prise en charge de l’épilepsie

Memisa et Fraternité Médicale Guinée appuient dans un premier temps la formation du personnel de santé. Pour que chaque infirmier sache poser le diagnostic de l’épilepsie et offrir à ses patients des soins adaptés.

Nous formons également des agents communautaires. Ce sont des bénévoles de la communauté qui discutent avec les familles. Lorsqu’ils repèrent un cas d’épilepsie, ils peuvent les orienter vers le centre de santé en cas de besoin. Ces hommes et ces femmes sont un soutien précieux. Ils sensibilisent également la communauté pour que les personnes épileptiques ne soient plus pointées du doigt.

 

Nous approvisionnons enfin les centres médicaux en médicaments et traitement antiépileptiques.  

Témoignage d’Oumar, patient épileptique à Télimélé

 

Oumar a 29 ans. Il a quitté les bancs de l’école quand il avait 10 ans, car ses crises répétées faisaient peur aux élèves et aux professeurs. Ses parents ont eu plusieurs fois recours à la médecine traditionnelle, sans résultats. Après une visite de l’Agent Communautaire dans leur village, les parents d’Oumar ont accompagné leur fils au centre de santé de Télimélé. Là-bas, il a été accueilli par le personnel de santé et a reçu des médicaments antiépileptiques. Après quelques mois de prise en charge, son état de santé s’est beaucoup amélioré. Sa maman témoigne :  

« Avant de venir au centre médical, j’avais déjà donné trois chèvres à un guérisseur traditionnel pour qu’il soigne mon enfant, sans amélioration de son état (ndlr : les chèvres valent environ 200€ chacune.  Les médicaments ont beaucoup soulagé mon garçon. Aujourd’hui, il nous aide à faire les travaux aux champs, il a des amis et se débrouille seul. » 

 

En Guinée Conakry, les patients épileptiques ont droit à vivre leur vie comme ils l’entendent ainsi qu’ à un traitement de qualité. Memisa et Fraternité Médicale Guinée travaille au quotidien pour lever les tabous au sujet de cette maladie et offrir au patient des solutions abordables.   

 

Vous aussi aidez Memisa et Fraternité Médical à soutenir les patients épileptiques

 

 


  1. Qu’est-ce que l’épilepsie – Ligue francophone belge contre l’épilepsie ASBL (ligueepilepsie.be)
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5 février 2024

Enregistrement des naissances et dossier médical familial: 2 facettes du projet Memisa financé par l’Union européenne

Memisa facilite l’enregistrement des naissances et la mise en place de dossiers médicaux familiaux en RD du Congo, via le Programme Unis pour la Santé et l’Education (USE). Ce programme multidimensionnel est mis en œuvre par Memisa et financé par l’Union européenne. Dr Yves Sossou travaille pour Memisa dans la province du Kongo Central. Il nous explique les deux aspects clés du projet.

 

Les enfants dont la naissance a été enregistrée ont un meilleur accès aux soins de santé (Kongo Central, RD Congo)

Le dossier familial est un outil pour des soins de santé de meilleure qualité

Le dossier médical familial a été développé dans le cadre du Programme USE, afin d’améliorer la situation sanitaire des habitants du Kongo Central. Le dossier familial permet aux prestataires de soins de connaître l’historique de santé des ménages et des aires d’intervention et de faire un meilleur suivi de leurs patients. En collaboration avec son partenaire local, la  MUSAKIS-FASS,  Memisa apporte une assistance technique et un soutien financier pour renforcer ce système.

Yves Sossou est médecin en santé publique et Assistant Technique International pour Memisa.  Il décrit le dossier familial comme “une database” d’informations sur l’état de santé de tous les membres de la famille.  « Le dossier médical permet une connaissance approfondie des situations médicales de chaque membre d’une famille. Cela permet d’apporter des soins très spécifiques pour chaque patient. »

Des soins plus adaptés et une confiance renforcée vis-à-vis du corps médical

L’implémentation des dossiers médicaux  est une solution win-win pour l’ensemble de la communauté. D’une part, les centres de santé peuvent fournir des soins complets, spécifiques et continus de qualité. D’autre part, la population fait davantage confiance aux centres de santé. Elle s’engage, lorsqu’elle a besoin d’aide médicale, à considérer les centres de santé comme un endroit fiable où elle peut être soignée. Le dossier familial crée ainsi une sorte d’ « engagement mutuel » entre la population et les centres de santé. La qualité des soins de santé s’en trouve ainsi améliorée.

LE DOSSIER MÉDICAL FAMILIAL 

C’est une base de données en lien avec la situation de santé de chaque membre de la famille

⇒ Tous les actes médicaux sont enregistrés dans le dossier

⇒ Il garantit une connaissance approfondie de l’état de santé de chacun

⇒ Il permet d’apporter des soins adaptés au patient et au profil épidémiologique de l’aire de santé

⇒ Grâce aux données compilées, il est plus facile de réaliser des enquêtes épidémiologiques  plus larges

Le dossier médical familial permet de dresser un tableau de l’état de santé général de la communauté

Les dossiers familiaux sont actualisés de manière continue. « Les données sont collectées continuellement et régulièrement mises à jour. À chaque fois qu’un membre d’une famille se rend au centre de santé ou à l’hôpital ou qu’un prestataire réalise une visite à domicile, les données sont ajoutées », précise Dr Sossou.

 

Yves Sossou est responsable de la mise en oeuvre du Programme USE dans la Province du Kongo Central (RD du Congo)

Le dossier médical familial est un bon moyen de comprendre quels sont les besoins sanitaires dans la région.  La compilation de données médicales diverses permet de mener des enquêtes épidémiologiques approfondies, dans des zones spécifiques. Par exemple, il est possible de déterminer quelles sont les pathologies les plus courantes dans la région. Les dossiers familiaux permettent ainsi de fournir aux populations locales des soins sur mesure, adaptés aux maladies les plus courantes localement.

L’enregistrement des naissances est indispensable pour garantir le droit à la citoyenneté

L’enregistrement des naissances est une porte d’entrée privilégiée pour bénéficier d’un dossier familial.  Un dossier médical ne sera jamais exhaustif si la naissance du patient n’a pas été enregistrée.  Ne pas enregistrer la naissance d’un enfant peut même avoir des conséquences néfastes pour son accès futur aux soins de santé.  « Si un enfant a besoin de soins spécifiques et doit être transféré d’urgence à l’étranger pour être soigné, il n’aura pas vite accès aux soins de santé auxquels il aurait droit car il serait difficile de lui établir rapidement des documents de voyage», explique Dr Sossou.

L’enregistrement des naissances est l’un des droits de l’enfant, consacrés par la loi portant protection de l’enfance de la RD Congo  et certaines dispositions du Code de la Famille. En l’absence d’un acte de naissance, l’enfant ne peut bénéficier pleinement des droits y afférant  civiques, économiques, politiques, social et culturel (santé, éducation à l’extérieur du pays, nationalité, héritage en cas de décès de parents, etc), explique Dr Sossou.

En RD Congo, et plus particulièrement dans la province du Kongo Central, la situation en matière d’enregistrement des naissances est préoccupante. Avant l’intervention de Memisa dans les zones de santé de Kisantu, Ngidinga et Gombe-Matadi, seulement 31% des naissances étaient enregistrées. « Cela signifie que plus des deux tiers des enfants n’ont pas de document d’état civil. Leur citoyenneté en tant qu’enfants de la RD Congo  est compromise, déclare Dr Sossou.

 

Médecins, infirmiers, travailleurs communautaires… Toutes et tous agissent pour faciliter l’enregistrement des naissances au Kongo Central.

Comment Memisa facilite-t-elle l’enregistrement des naissances en RD Congo?

« La proportion de naissances enregistrées a atteint les 61% dans les zones de santé d’intervention. C’est grâce à l’appui de Memisa qui facilite l’enregistrement des naissances, précise Dr Sossou, qui qualifie ces progrès d’ « encourageants et prometteurs ».

En RD Congo, lorsqu’une naissance n’est pas enregistrée dans les 90 jours, les coûts d’enregistrement augmentent et se situent entre 140€ et 180€ par enfant. « C’est pourquoi beaucoup de parents ne déclarent pas la naissance de leurs enfants au-delà de la période de gratuité de 90 jours. ». Il revient au tribunal de paix ou pour enfant de statuer sur ces cas.  Memisa plaide pour la mise en place d’un mécanisme facilitant la régularisation des actes de naissance des enfants de plus de 3 mois. Des séances de plaidoyer ont été menées en direction du tribunal pour enfant de  Mbanza-Ngungu et du tribunal de paix de Madimba.

Désormais, les parents reçoivent à la maternité un formulaire de procuration. C’est le personnel soignant qui dépose ces formulaires à l’état civil à la fin de chaque mois. Ensuite, les actes de naissance sont délivrés et remis aux parents via les centres de santé. Ce système contribue à l’amélioration significative du nombre de déclarations de naissance.

Pour les naissances de plus de 90 jours, des fiches valant requête sont renseignées au niveau des secteurs d’état civil et transmises par les Médecins chef de zone aux tribunaux en vue de la délivrance des ordonnances portant acte de notoriété supplétif à un acte de naissance.

Memisa a organisé une formation à ce sujet pour le personnel de santé et les équipes des secteurs d’état civil.  « Des frais de déplacement sont payés sous forme de forfait à la fin de chaque mois au responsable de chaque centre de santé. Cela couvre les frais engagés par le personnel soignant pour déposer le formulaire de procuration et distribuer les actes de naissance », explique Dr Sossou.

OSensibiliser les parents à l’importance des démarches administratives à la naissance de leur bébé

La population locale ne perçoit pas toujours l’importance de l’enregistrement des naissances. C’est pourquoi Memisa met également l’accent sur la sensibilisation. Nous collaborons avec des relais communautaires. Ils et elles informent la population locale de ce qu’est un acte de naissance, de son utilité, de ses avantages, mais aussi des conséquences (possibles) causées par son absence. Memisa sensibilise également les (futures) mères lors, par exemple, des consultations prénatales, postnatales et des séances de vaccination. Les agents communautaires jouent également un rôle important à cet égard à travers des visites à domicile.

Vous voulez plus d’informations sur le Programme USE au Kongo Central? Lisez notre article: https://memisa.be/fr/appui-au-bien-etre-des-populations-congolaises-avec-le-projet-use/

 

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