Recrudescence des violences à l’est de la RDC :

l’aide humanitaire et la lutte contre Ebola sous pression

02 / 10 / 2026

De nouveaux affrontements violents dans le territoire de Djugu, dans la province de l’Ituri, à l’est de la République démocratique du Congo, ont à nouveau contraint des milliers de personnes à fuir. Dans le même temps, l’aide humanitaire est rendue plus difficile et la lutte contre Ebola subit elle aussi une pression croissante. Memisa et ses partenaires restent actifs dans la région, malgré la recrudescence des violences.

Des milliers de personnes à nouveau déplacées

Depuis le 27 septembre, la situation sécuritaire s’est fortement détériorée à Djugu, un territoire de la province de l’Ituri. Dans la nuit du 27 au 28 septembre, des affrontements armés ont notamment eu lieu à Rhoe, Nyampala et Blukwa. Selon des sources locales, au moins quatre personnes ont été tuées et sept autres blessées. Des habitations ont également été incendiées.

Cette nouvelle flambée de violence a déjà contraint plus de 5 000 personnes à fuir en très peu de temps. Les femmes et les enfants sont particulièrement nombreux parmi les personnes déplacées. L’insécurité persistante constitue également un obstacle majeur pour les personnes qui souhaitent rentrer chez elles.

Les conséquences vont bien au-delà des victimes directes des violences. Au moins cinq organisations humanitaires ont retiré leur personnel de certaines localités et temporairement suspendu leurs activités, avec des conséquences importantes. Des milliers de personnes risquent ainsi de ne plus avoir accès à une aide essentielle, notamment dans les domaines de la sécurité alimentaire, des soins de santé, de la nutrition, de l’eau et de l’assainissement.

La lutte contre Ebola également perturbée

La dégradation continue de la situation sécuritaire a également des conséquences sur la lutte contre Ebola. À Drodro, Fataki et Lita, plusieurs activités ont été perturbées ou temporairement suspendues. Les déplacements vers une zone où un centre de traitement Ebola est soutenu ont même dû être interrompus. Les activités de communication sur les risques et de mobilisation des communautés ont également été suspendues dans plusieurs endroits.

Par ailleurs, le transport des échantillons de laboratoire prend du retard et le transfert des patients confirmés vers des structures de soins spécialisées devient plus difficile. À Lita, des habitants ainsi que certains membres du personnel impliqués dans la riposte contre Ebola ont quitté leur lieu de résidence par crainte des violences.

Memisa reste présente sur le terrain

Dans ces circonstances extrêmement difficiles, Memisa et ses partenaires restent actifs dans la région. Car précisément lorsque les besoins augmentent, il est essentiel que la population, et en particulier les personnes les plus vulnérables, puisse continuer à avoir accès aux soins de santé.

La situation sécuritaire reste toutefois incertaine et l’accès à certaines zones pourrait encore se détériorer. Malgré cela, nous restons présents sur le terrain. Avec nos collègues et nos partenaires locaux, nous continuons à suivre attentivement la situation et à tout mettre en œuvre pour soutenir au mieux les personnes dans le besoin.

Vous souhaitez en savoir plus sur les actions concrètes de Memisa dans la lutte contre Ebola ? Dans cet article, publié plus tôt cette année sur notre site, vous trouverez davantage d’informations à ce sujet.

Mise à jour Ebola – 27 septembre 2026

L’épidémie d’Ebola dans l’est de la RDC continue de se propager dans un contexte humanitaire particulièrement difficile. À ce jour, plus de 8 000 cas d’infection ont été recensés. Selon les chiffres officiels, le nombre de décès s’élève à 3 924. Le taux de létalité atteint ainsi pas moins de 48,3 %. Cette épidémie est considérée comme la plus grave de l’histoire du pays.