Par des approches participatives, toute la communauté lutte contre le coronavirus.

03 / 06 / 2020

Bien que le nombre d’infections (connues) au Covid-19 en du RD du Congo soit plus faible qu’en Europe ou dans d’autres parties du monde, le danger est encore présent. La crise du coronavirus défie un système de santé déjà fragile et les conséquences économiques des mesures prises au niveau mondial sont de plus en plus visibles.

« Les ressources de base sont de plus en plus rares« , confirme Jean Marie Ipay, coordinateur de Memisa dans la province du Kwilu. « Les prix des denrées alimentaires augmentent et le franc congolais perd peu à peu de sa valeur par rapport au dollar. »

Avec 3194 cas et 72 décès (chiffres 2/06), le nombre de patients continue d’augmenter, mais l’épidémie en RD du Congo (comme dans d’autres pays africains) ne connaît pas de croissance exponentielle. L’une des difficultés majeures de la RD du Congo est sa capacité de test. En effet, tous les échantillons suspects doivent d’abord être envoyés à la capitale, Kinshasa, où ont lieu les contrôles.

La peur diminue

Comme veut le souligner Jean Marie, il n’y a pas que des mauvaises nouvelles à rapporter. « Au début, il y a eu une vague de peur, principalement alimentée par les médias étrangers. Nous voyons maintenant que cette peur a été surmontée. La population est consciente de l’importance des mesures préventives. Ici, à la campagne, il arrive aussi que les habitants nous interpellent et se demandent si tout cela n’est pas un peu exagéré, car le coronavirus serait surtout une maladie qui touche la population riche et/ou blanche. Une fois de plus, cela montre que notre travail de sensibilisation est important. »

Memisa soutient les centres de santé et les hôpitaux ainsi que leur personnel dans la mise en place de séances de sensibilisation. D’une part, le personnel médical explique en langage clair quels sont les symptômes du Covid-19 et comment le virus se propage et, d’autre part, il explique les mesures à prendre en tant qu’individu pour se protéger et protéger les autres.

« Lors de la première session à laquelle j’ai participé, j’ai vu les participants se serrer la main pour se saluer« , nous raconte Juste du Sud-Ubangi. « Heureusement, cette habitude a rapidement disparu. »

Fabrication de masques buccaux

En plus de se laver fréquemment les mains et de tenir les distances de sécurité, les masques buccaux font partie de la stratégie qui vise à stopper la propagation du coronavirus. À Kisantu, par exemple, avec Lumos et Médecins Sans Vacances, nous soutenons une chaîne de production de masques réutilisables. Notre partenaire local , le BDOM (Bureau Diocésain des Oeuvres Médicales) a pris l’initiative. Les centres de santé collaborent avec les ateliers de couture locaux pour leur production et des équipements de stérilisation sont fournis dans les centres. Le personnel logistique du BDOM est responsable du suivi pratique tandis que le personnel médical contrôle la qualité. En outre, la pharmacie qui fait partie de l’hôpital de Kisantu s’est concentrée sur la production de gel pour les mains à base d’alcool.

Grâce à cette approche participative, toute la communauté (des vendeurs de tissus aux soudeurs locaux qui produisent des récipients pour les bouteilles d’eau, en passant par les hommes et les femmes qui fabriquent des masques buccaux) contribue à la lutte contre le Covid-19.

masques coronavirus

Accès aux soins de santé de base

La lutte contre le coronavirus ne doit pas être séparée des efforts déjà déployés pour s’attaquer à d’autres problèmes de santé. Le traitement de la rougeole, de la malaria et d’autres maladies reste une priorité. Memisa ne perd pas de vue son objectif fondamental : rendre les soins de santé accessibles à toutes et tous. Un système de santé de base solide sera plus adapté pour prévenir et combattre des maladies telles que le coronavirus.

Du matériel de protection adéquat est nécessaire pour assurer la sécurité du personnel médical et des patients. Des mesures préventives adéquates peuvent freiner la propagation du coronavirus. Nous devons à tout prix éviter que le traitement des patients atteints du coronavirus ne surcharge (voire ne paralyse) le système de santé. Nous devons éviter que le coronavirus n’entrave le travail de nos équipes en place, par exemple en veillant à ce que les femmes puissent accoucher en toute sécurité et en luttant contre les maladies traitables.

Soutenez Memisa afin que nous puissions déployer des ressources et des capacités supplémentaires :

  • Matériel de protection pour le personnel médical
  • Matériel de sensibilisation pour fournir à la population des informations précises et compréhensibles
  • Points d’eau avec robinet et savon

 

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Déduction fiscale à partir de 40 euros par an
5 litres de produits hydro-alcooliques
Fabrication de 5 litres de produits hydro-alcooliques pour le personnel soignant
25€
Kit d’hygiène
Désinfectant, seau et robinet pour les patients
40€
Lit d’hôpital
+ matelas lavable
500€