« En Ituri, tout déplacement peut être dangereux »

22 / 10 / 2021

Depuis quelques mois, Vanaman Cherif travaille comme responsable logistique à Bunia (province d’Ituri, RD du Congo). Avec beaucoup de passion, il explique en quoi consiste exactement son travail. « Vous pouvez m’appeler ‘un défenseur de la logistique’. Car sans une bonne gestion du matériel et une bonne planification, vous ne pouvez pas avancer. »

Quelles sont vos tâches les plus importantes ?

 « Vous avez du temps ? (rires) Je suis responsable du suivi de tous les projets de construction dans la région Isirio – Bunia – Bukavu. Cela va de la gestion des contrats et de la planification des achats à la construction proprement dite et aux inspections ultérieures. Tous les véhicules relèvent également de ma responsabilité, tout comme la gestion de l’énergie, y compris les panneaux solaires et les générateurs. »

L’Ituri, avec le Nord-Kivu, est l’une des deux provinces de l’est de la RD du Congo où l’état d’urgence a été déclaré en mai 2021. Est-il difficile de travailler dans ce contexte ? 

« Chaque déplacement peut être dangereux. L’échange d’informations et la communication sont donc extrêmement importants. Je veux éviter à tout moment que l’un des collègues ou partenaires ne se trouve au mauvais endroit au mauvais moment. Dans cette région – parfois appelée le triangle de la mort – le risque zéro n’existe pas. Des attaques ou des incidents de tir peuvent toujours se produire. »

Qu’est-ce qui vous plaît dans votre travail ? 

« Transmettre le savoir, sans doute. Qu’il s’agisse de collègues, de partenaires ou de rencontres lors d’une visite sur un chantier. Par exemple, j’aime échanger des expériences afin de fournir des informations aux autres, mais aussi pour en apprendre davantage moi-même. Bien sûr, je passe beaucoup de temps à mon bureau pour des tâches administratives, mais je me déplace aussi beaucoup. Je pense qu’un logisticien doit aimer être sur le terrain régulièrement. Récemment, j’étais à Virapka, pour visiter la nouvelle maternité. L’infirmière m’a dit que grâce au soutien de Memisa, environ 50 femmes par mois pourront y accoucher. J’en suis très fier et, en même temps, cela rend l’un des objectifs de Memisa – les soins de santé de base pour toutes et tous – très tangible et concret. »

 

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