Voyage d’immersion à Katako-Kombe : un voyage qui résonnera encore longtemps.

03 / 06 / 2019

« Fin mars, nous y étions enfin ! Nos valises bouclées, munis de nos passeports et de notre visa, nous partons, Yves, Kristin et moi, pour la grande aventure : le voyage d’immersion à Katako-Kombe », raconte Sarah de l’hôpital AZ Maria Middelares Gent.

« Pendant le voyage, nous avons été submergés de sentiments différents, nous sommes entrés, de manière très directe, en contact avec les habitants, leur mode de vie et leur culture, nous avons visité des endroits très reculés où le temps semble s’être arrêté et nous avons dû repousser nos limites. Ce fut pour moi le voyage le plus instructif que j’ai jamais vécu et que je ne referai probablement jamais. En grande partie grâce au Dr Kluyskens, Yves, qui nous a donné beaucoup d’informations intéressantes sur l’évolution, la structure, le fonctionnement et les pièges des soins de santé en RD du Congo, plus particulièrement dans la région de Sankuru. Nous sommes entrés en contact avec différentes personnes, chacune ayant sa propre histoire. Nous nous sommes rendus dans des endroits très différents, de la capitale Kinshasa, densément peuplée et bruyante, aux villages très reculés où les habitants ne voient passer une voiture qu’une fois par an. »

Un hôpital à part entière

Sarah a parlé à Joseph, qui travaille comme infirmier dans le service de chirurgie de l’hôpital Katako-Kombe depuis 2007. « L’état de l’hôpital était désastreux, au bord de l’effondrement. Le nombre de patients traités ici à l’époque était très faible, en partie à cause des nombreuses infections dues à un manque d’hygiène. Grâce au soutien de Memisa et du réseau Hôpital pour Hôpital, les bâtiments ont été agrandis. Ils incluent maintenant un service de stérilisation, une pharmacie, un service des urgences, un service de pédiatrie, un service de soins postopératoires, un service de kinésithérapie, des spécialistes en nutrition, un laboratoire, un service de radiologie… Bref, tout pour en faire un hôpital à part entière. »

Sensibilisation par le théâtre

Kristin revient aussi sur ce voyage « qui résonnera encore longtemps ». « A Kinshasa, nous avons assisté à un atelier, organisé par Memisa pour les chefs de santé locaux. Il y a eu des discussions animées sur le rôle des femmes, l’environnement, le VIH, les médicaments, la tuberculose,.. Il est intéressant de voir comment ces sujets d’actualité sont vécus très différemment de chez nous. »

« A Katako-Kombe, le personnel de l’hôpital a fait des heures supplémentaires pour nous accueillir chaleureusement. Comme cadeau de bienvenue, nous avons reçu une chèvre vivante, que nous avons baptisée Bernadette, et deux poulets. Nous sommes également passés par les centres de santé fragiles et éloignés où les gens peuvent se rendre pour les premiers soins et un éventuel transfert à l’hôpital de Katako. Le soir, des groupes locaux de jeunes nous ont accueillis avec des chants et des danses. Une troupe de théâtre, dont de nombreux membres du personnel font partie, nous a montré comment sensibiliser au VIH et à l’éducation des filles. »

« Après un voyage de retour mouvementé, avec de fortes tempêtes, des arbres tombés qui bloquent la route, des retards et l’annulation imminente de vols intérieurs, nous sommes revenus en Belgique. Je repense à ce fantastique voyage avec beaucoup de satisfaction et de nostalgie. »

Sarah Hanssens – infirmière à l’hôpital Maria Middelares
Kristin Neutjens – kiné à l’hôpital Maria Middelares
Yves Kluyskens –  Hôpital pour Hôpital de Memisa

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