Les consultations prénatales : des consultations qui sauvent des vies

25 / 04 / 2021
En RD du Congo, 846 femmes sur 100 000 meurent des suites d’une grossesse ou d’un accouchement (UNICEF, 2018). Une dure réalité.

« Aucune femme ne devrait mourir pendant son accouchement », déclare Kuzanoama Pasi. Elle travaille comme sage-femme au centre de santé de Katenda (RD du Congo) depuis quelques mois seulement. « Je n’ai pas encore vu une femme mourir en couches et j’espère sincèrement que cela restera comme ça. C’est pourquoi nous consacrons beaucoup d’efforts aux consultations prénatales. »

verloskundige in het gezondheidscentrum van Katenda

 

En effet, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une femme qui fait suivre sa grossesse augmente de 87 % ses chances d’accoucher sans complications. En RD du Congo, le ministère de la santé recommande quatre consultations pendant la grossesse. Si une femme est séropositive, a été victime de violences sexuelles ou a des antécédents médicaux particuliers, des contrôles plus fréquents sont recommandés.

Des consultations pour les mamans… et les papas  

« Chaque femme reçoit un document qui permet de noter, à chaque consultation, si la grossesse évolue normalement et la date approximative de la prochaine consultation », explique Pasi.

Les consultations prénatales constituent un ensemble de soins dont la combinaison réduit considérablement les risques d’une mauvaise issue. Par exemple, les femmes enceintes reçoivent un vaccin contre le tétanos, une prévention contre le paludisme et des médicaments préventifs contre l’anémie. Il leur est également conseillé de dormir sous une moustiquaire et elles reçoivent des informations sur le diabète gestationnel ainsi que des conseils sur la façon de manger plus sainement. Le père de l’enfant est également encouragé à assister à une ou plusieurs consultations prénatales afin qu’il soit plus étroitement associé à la grossesse et puisse soutenir sa femme.

Établir un plan de naissance

En plus d’un contrôle médical, le personnel infirmier aide les futurs parents à établir un plan de naissance. Il s’agit d’examiner diverses questions pratiques telles que : dans quel centre de santé ou hôpital allez-vous accoucher ? À combien de kilomètres se trouve-t-il ? Pouvez-vous vous y rendre à pied ? Sinon, quel moyen de transport utiliserez-vous pour y aller ? Ce transport est-il également disponible la nuit ? Les parents sont également encouragés à penser à la garde de leurs autres enfants en leur absence. Enfin, les futurs parents sont encouragés, si cela est possible, à mettre un peu d’argent de côté pour les éventuels frais d’hospitalisation imprévus.

Douleur intense et fulgurante

À l’hôpital de Kingandu, à des dizaines de kilomètres du centre de santé, Kintu, 22 ans, se remet après une nuit difficile au cours de laquelle elle a perdu son bébé. La nuit précédente, elle s’est rendue au centre de santé, enceinte et souffrant de fortes douleurs. Sa situation se détériorait rapidement et le personnel a décidé d’appeler la moto ambulance pour l’emmener à l’hôpital. En raison de la pluie torrentielle qui tombait, le trajet a été très difficile. Ils ont dû s’arrêter pour s’abriter en chemin et ne sont arrivés à l’hôpital que dans la matinée. Kintu saignait abondamment. Son bébé n’a pas survécu, mais Kintu a pu être sauvée grâce à la moto ambulance et aux soins prodigués à l’hôpital. C’est le troisième bébé que Kintu a perdu…

Lorsque plusieurs grossesses sont interrompues prématurément, comme dans le cas de Kintu, un problème médical sous-jacent en est souvent la cause. Dans ce cas, la femme devrait passer les dernières semaines de sa grossesse à l’hôpital ou à proximité afin qu’elle puisse être suivie de près. Mais les futures mères ne sont pas toujours conscientes de cette possibilité. Ce sont des également des informations essentielles qui sont abordées lors des consultations prénatales.

Pour que ces consultations prénatales permettent de faire diminuer le nombre de décès maternels et infantiles, les centres de santé doivent être en bon état, équipés de matériel médical approprié et un personnel formé doit être disponible. Memisa y travaille au quotidien et pour y parvenir, nous avons besoin de votre soutien ! Faites un don sur donate.memisa.be

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